50 ans de sacrifice en France pour nourrir sa famille au Bled

50 ans en France, et le retour définitif au Bled

Cliquez sur la vidéo (Départ de 3mi Moussa)
Après une longue vie de grand labeur. Après avoir contribué a la construction de routes, de ponts, et de bâtiments. Après avoir été exploités et souvent mal payés, exploités. Ils finissent leurs vieux jours avec une maigre retraite et un énorme manque de considération…
Pour illustrer ce qu’ils vivent, voici une histoire parmi tant d’autres. Celle d’une vie d’errance, entre la France et l’Algérie, sans jamais réussir à définir où est son chez lui ; c’est l’histoire de M. D Moussa.
Né en 1929 à Sétif (Algérie), M. D Moussa arrive en France à la fin des années 50 pour travailler, tantôt dans les usines, tantôt comme gardien de nuit et agent de nettoyage au Racing 92 Rugby. Il vit successivement dans des foyers, des hôtels meublés miteux du 13e, dans des chambres de bonnes de 9m²…
Aujourd’hui, âgé de 86 ans, M. D Moussa, analphabète, vit seul dans son meublé minuscule, quand il a la nostalgie du pays, de ses enfants et de sa maison qu’il a faite construire chez lui à Sétif, il va chercher un billet d’avion à l’agence Air Algérie se trouvant à Opéra (Paris), la seule qu’il connaisse, il paye toujours en espèces, il ne sait pas se servir d’une carte bleue.

Les raisons qui poussent ce chibani, parmi tant d’autres à rejoindre sa terre natale après quelques 40 années de bons et loyaux services sont multiples. La nostalgie et le mal du pays, ainsi que les conditions socio-économiques demeurent les caractères les plus déterminants qui les poussent à décider d’un retour définitif au pays de leurs ancêtres.
La solitude, la perte d’autonomie, les désordres alimentaires, le stress et l’anxiété sont des éléments présents quotidiennement dans leurs vies et la seule solution pour faire face à cette tragédie, est le retour au pays après tant d’années de détachement faute de reconnaissance de la part des pouvoir publics.

 

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