Compte rendu de la journée en honneur des chibanis

Le 1 Octobre 2016, qui coïncide avec la Journée internationale des personnes âgées, a été marqué par un événement qui a eu lieu dans les locaux de  l’Espace Grésillons. Cette journée « du devoir de mémoire » a été organisée par les membres d’un Collectif d’Associatif et des membres actifs de la société civile.

Ce premier colloque a réuni plus de 300 personnes sensibles au sort des Chibanis qui ont ainsi tenu à assister à cette journée qui leur est dédiée.

Première table ronde

Alexis Bachelay, Député socialiste des Hauts-De-Seine, rapporteur en 2013 d’une mission d’information sur les immigrés âgés.

Nasser Lajili, Conseiller Municipal de Gennevilliers, membre de la collective solidarité avec les chibanis.

Salem FKIRE, Président de l’association Cap Sud MRE.

Boualem Azahoum, Membre Association des Travailleurs Marghebins de France.

M’hamed Kaki Universitaire, président de l’association les oranges

L’état se montre t-il à la hauteur de ce que la nation doit aux chibanis ?

Mohemed Kaki, l’animateur de ce débat, a bien exposé le rôle de ces chibanis qui ont fait énormément de sacrifices en quittant leur pays. « En se retrouvant en France, ils ont dû quitter aussi un mode de vie et leurs repères, sans parfois même parler la langue du pays d’accueil. » Il a rappelé qu’après la seconde guerre mondiale, la France s’est retrouvée en pénurie de main d’œuvre pour reconstruire le pays. Les dirigeants avaient, alors, ouvert les frontières et eurent recours à une immigration massive de travailleurs, venus notamment d’Afrique du nord.  Beaucoup avaient été recrutés directement sur place par des français, voire, « sélectionnés » avec l’aide de médecins chargés de repérer les plus sains et les plus robustes.

Kamel 3iyed est intervenu sur le rôle de l’association ADDRA qui essaye de leur apporter confort et réconfort. Avec leurs modestes moyens et la disponibilité des bénévoles, l’association a organisé des après-midis gouter, dans les foyers pour passer des moments avec eux et a distribué des dons (équipements électroménagers, kits d’hygiène…) Une grande partie de ces Chibanis souffrent d’une rupture de liens socio-affectifs, loin de leurs familles ils sont isolés dans leurs foyers et chambres d’hôtels insalubres.

Il a souligné qu’